Le projet de loi de finances 2018 nous confirme la mise en place de l'IFI (impôt sur la fortune immobilière) en remplacement de l'ISF (impôt sur la fortune). Ce qui se traduit par la seule imposition des patrimoines immobiliers de plus de 1 300 000 €. Cette décision du gouvernement résulte de taxer seulement les patrimoines non productifs, comme la pierre. Dans ces conditions, quels sont les critères qui seront pris en compte dans le calcul de l'IFI ?
Les patrimoines immobiliers à déclarer
Son montant va être déterminé par tranches d'imposition, selon un barème qui s'échelonne de 0,50 % à 1,50 %.
| Valeur du patrimoine | Taux d'imposition |
| > 800 000 € et 1 300 000 € | 0,50 % |
| > 1 300 000 € et 2 570 000 € | 0,70 % |
| > 2 570 000 € et 5 000 000 € | 1 % |
| > 5 000 000 € et 10 000 000 € | 1,25 % |
| > 10 000 000 € | 1,50 % |
La "pierre papier" n'échappe pas à l'imposition puisque les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) vont être incluses dans le calcul de l'IFI.
Les exonérations d'IFI à envisager
Dans certains cas, dès lors que le placement immobilier peut être considéré comme productif, une exonération va s'appliquer. C'est notamment le cas pour les loueurs en meublé professionnel. De même, les dettes afférentes à l'acquisition ou l'entretien du bien immobilier pourront être déduites.
Autre retranchement de l'IFI, cela concerne les prêts in fine où le capital est remboursé au terme de l'emprunt. Le montant pouvait en effet être déduit dans son intégralité pendant toute la durée du crédit. Mais attention, l'administration envisage de recalculer le passif comme si le crédit était amorti de façon linéaire, à l'instar d'un crédit classique amortissable, toujours selon Olivier Rozenfeld.
Attendons l'adoption définitive de la loi de finances 2018 pour connaître toutes les modalités d'application de l'IFI.



