Tendance concernant l'activité
L'activité s'est amplifiée, à l'approche de l'été, dans la plupart des études et, tout particulièrement, dans les services de négociation. 52 % des notaires interrogés ont observé une augmentation de leurs transactions fin juin (alors qu'ils n'étaient que 38 % fin avril). "Après une activité soutenue, sur les ventes immobilières, en avril, mai et juin, le marché est, de nouveau, calme pour l'immobilier depuis le début du mois de juillet", précise un négociateur du pays nantais. Pour les mois à venir, les prévisions sont beaucoup plus en retrait, la période estivale n'étant pas particulièrement favorable à l'activité notariale et, qu’en outre, ajoute notre correspondant : "On note une forte poussée des ventes de particuliers à particuliers sur les six derniers mois".
Tendance concernant les prix
Prévoir l'évolution des prix, même à court terme, semble un exercice chaque jour plus délicat, tant les situations apparaissent contrastées, d'un département à l'autre ou suivant les types de biens.
En effet, l'immobilier est capricieux. Dans sa dernière note de conjoncture, datée de juillet 2010, le Conseil Supérieur du Notariat fait état pour le 1er trimestre, tant pour les appartements que pour les maisons, d'une augmentation des prix légèrement supérieure à 1 % sur un an. Ce faible taux confirme que les prix semblent se stabiliser un peu partout. Toutefois, les notaires d'Ile-de-France (20 % du parc immobilier) affichent, fin juin, une augmentation des prix de 5 % par rapport à 2009.
Comme le pouvoir d'achat immobilier des ménages a fortement décru ces dix dernières années, l'une des rares explications que l'on peut trouver à l'augmentation des prix à Paris ou au cœur des grandes villes, provient de la dimension valeur refuge attribuée au logement.
Le conseil des notaires
Globalement, les nouvelles sont assez bonnes, tant sur le plan des volumes que des prix et les projections favorables pour la fin 2010. D’où une augmentation sensible des conseils à l'achat avant revente. Le nombre de notaires qui considèrent que la baisse des prix s'achève et que l'on peut faire de bonnes affaires à l'achat augmente ainsi de 26 % à 42 % pour le logement, rattrapant pratiquement l'écart affiché par rapport aux terrains.
Évolution de l'environnement économique
Économistes et boursiers semblent jouer à se faire peur. Après avoir été successivement affolés par la crise des crédits immobiliers, celle des liquidités bancaires et celle du surendettement des États, ils évoquent maintenant la crise possible des Banques Centrales. Ces institutions pourraient devenir la cible des marchés en cas d'échec des plans de sauvetage qu'elles ont mis en place. Au gré des nouvelles sur ces dossiers délicats, la bourse s'élève, puis s'effondre, puis se relève contribuant ainsi à la richesse des spéculateurs. Pour compenser ces sombres perspectives, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) révèle que plus de 1 200 milliards d'Euros seront investis dans le monde en 2010, la France confirmant sa place de 2e investisseur mondial et de 3e pays d'accueil.



