Tendance concernant l'activité
Le nombre de compromis signés a progressé de façon continue depuis 2 ans. Or, 29 % de notre panel (contre 25 % auparavant) ont prévu une activité plus faible sur novembre et décembre.
En revanche, il semblerait que le volume des ventes s'intensifie. En effet, 37 % (contre 26 %) prévoient son amélioration et la part de ceux misant sur une baisse des ventes tombe de 18 % à 9 %.
Enfin, selon l'Insee, le nombre de transactions annuelles sur l'ensemble de la France n'a cessé d'augmenter. Il est passé de 593 000 à 692 000 sur le premier semestre. Soit une augmentation de 17 %. Il pourrait s'acheminer vers les niveaux d'avant crise pour la fin de l'année.
Tendance concernant les prix
La hausse des prix semblant se préciser dans la plupart des régions. Que ce soit au niveau des terrains, des logements ou même des commerces, les prévisions pour la fin 2010 sont de plus en plus optimistes. En province, c'est surtout la disparition des secteurs baissiers qui influe sur ces prévisions. Ainsi, dans notre panel, 16 % de nos correspondants (contre 29 % auparavant) anticipent une baisse des prix pour les mois à venir. Ainsi, une négociatrice remarque "une vraie reprise au niveau du nombre d'actes de vente”.
Le conseil des notaires
Pour le logement, il y a une certaine inadéquation entre les prévisions d'évolution positive des prix à court terme et la prédominance des conseils de vente précédant un rachat. Cela semble signifier qu'en province, contrairement au marché parisien, il devient plus difficile de céder un bien, dans de bonnes conditions, que de trouver son remplaçant. Par ailleurs, la poursuite de la hausse des prix à plus long terme laisse notre panel dubitatif.
Au niveau des terrains, les proportions entre conseils à l'achat et à la vente s'inversent, les premières (46 %) dominant légèrement les secondes (44 %). L'acquisition d'un terrain demeure toujours une opération opportune, même si elle se révèle moins profitable à terme.
Évolution de l'environnement économique
Sur le plan international, les équilibres paraissent bien précaires, chaque amorce de solution pour résoudre la crise semblant s'accompagner de désordres nouveaux. C'est ainsi que l'injection de dollars pour faire repartir l'économie américaine se traduit par une faiblesse du dollar. Cela favorise les exportations des États-Unis, mais aussi celles de la Chine dont la monnaie, le Yuan, colle au dollar. Il en résulte que ce sont les autres pays et, en particulier l'Europe, qui en font les frais



