En dépit d'une tendance légèrement baissière depuis cet été, l'optimisme demeure début 2011 dans les services de négociation. Seuls 11 % des négociateurs (contre 29 % fin octobre) envisagent une diminution du volume des affaires.
Tendance concernant l'activité
La majorité de notre panel considère que l'activité va se maintenir au niveau actuel et 17 % misent sur son développement. De fait, la diminution du volume d'activité observée est probablement liée à un léger allongement des délais entre le moment où l'annonce est passée et l'avant-contrat signé. Ce délai, suivant l'indice PAP, serait en moyenne d'environ cinq semaines pour les appartements et sept semaines pour les maisons.
Tendance concernant les prix
Cette tendance sur les prix futurs ne concerne que la province, hors région parisienne. Plus de 80 % des transactions nationales y sont réalisées, avec une répartition de deux tiers pour les maisons et un tiers pour les appartements. À l'examen du graphique synthétisant les prévisions faites par notre panel depuis la crise de l'automne 2008, on s'aperçoit que celles-ci ont été confirmées presque systématiquement dans les faits. Elles apparaissent donc pertinentes. On notera aussi, qu'en permanence, les opinions sur l'évolution du prix des terrains sont systématiquement supérieures à celles concernant les maisons ou les commerces.
Pour les deux mois à venir, les prix des logements devraient poursuivre leur tendance haussière. Seuls 16 % de notre panel considèrent que les prix demeureront à la baisse. Cela signifie aussi que les prévisions de hausse concernent un nombre plus important de régions. Si l'on se réfère aux prix relevés dans les annonces, il n'y a d'ailleurs plus que dans le Nord, en Normandie et dans le Centre Est (Dijon, Chalons, Nevers) que les prix des offres sont orientés à la baisse.
Le conseil des notaires
Malgré la poursuite de cette tendance haussière, les notaires demeurent très partagés sur son maintien à plus long terme. En particulier sur les logements puisque 69 % d'entre eux considèrent qu'il vaut mieux profiter des bonnes dispositions du marché et vendre un bien immobilier avant d'en acheter un autre plutôt que l'inverse. Ceux qui conseillent l'achat en premier et qui croient à une poursuite de la hausse ne sont plus que 23 % (contre 31 % en octobre). Certes, la conjoncture est de plus en plus incertaine et l'augmentation des taux d'intérêt apparaît comme inéluctable, à plus ou moins brève échéance, pour contrer les tendances inflationnistes actuelles. Ce qui signifierait automatiquement un renversement de la tendance sur l'évolution des prix et, donc, des prix à l'achat moins élevés que ceux connus actuellement. Au niveau des terrains, les avis n'ont pratiquement pas évolué depuis notre dernière enquête. Il y a toujours un équilibre presque parfait entre les positions "vendeur" et les positions "acheteur" indiquant, là aussi, une confiance très mitigée dans les perspectives d'avenir.
Évolution de l'environnement économique
L'année 2010 a concrétisé les mesures de relance prises dans de nombreux pays pour faire face à la crise économique, née des errements de la finance internationale. Pour 2011, ces éléments vont faire défaut. Le rebond amorcé risque de ne pas faire long feu. C'est notamment le cas pour l'immobilier qui a bénéficié de taux de crédits immobiliers historiquement bas qui ne devraient pas perdurer…
N. D.R.L. : Cette enquête a été rédigée le 13 janvier. Elle porte sur les mois de novembre/décembre 2010.



