Pas de réelle évolution dans l'activité des services négociations des études notariales, si ce n'est que 25 % de nos correspondants ont observé une baisse du nombre de compromis signés. La tendance est donc plutôt à l'effritement des volumes pour juin et juillet.
Tendance concernant l'activité
Dans un marché plutôt attentiste, la concurrence demeure vive avec, en particulier, "l'augmentation des transactions entre particuliers" soulignée notamment par Me Dubois de Chateaurenard (Loiret). Plus à l'Ouest, en Bretagne, nos correspondants négociateurs précisent que cette baisse d'activité se ressent depuis moins d'un mois.
Tendance concernant les prix
À court terme, on observe un très léger repli des prévisions sur l'évolution des prix, quel que soit l'immobilier concerné : terrain, logement ou commerce. Mais comme les observations positives et négatives sont proches de l'équilibre, difficile d'en tirer des conclusions. Globalement, les prix devraient demeurer stables. Cette tendance à la stabilité semble se jouer, du moins momentanément, des prévisions officielles. D'un côté, les experts du Centre d'analyse stratégique, placé sous l'autorité du premier ministre, s'alarment de la formation d'une bulle spéculative sur le marché immobilier français, pouvant entraîner une forte chute des prix. De l'autre, les analystes de l'Insee insistent sur une offre déséquilibrée ou "rareté du physique" par rapport à la demande, facteur de la poursuite de la hausse des prix.
Le conseil des notaires
Les conseils des participants à notre panel sont résolument orientés vers la vente en premier lieu avant tout rachat d'un bien immobilier. Pour les logements, ce sont plus des trois quarts d'entre eux (77 %) qui préconisent cette option. Pour les terrains, le score est plus faible (54 %), mais demeure révélateur. La majorité des notaires consultés considèrent qu'à terme, probablement à partir du 3e trimestre en province, la baisse des prix des compromis devrait se généraliser. Cette tendance a d'ailleurs été perceptible, sur le premier trimestre, dans un certain nombre de villes (Marseille, Bordeaux, Orléans, Rennes ou Lille…), comme en a fait état le Conseil Supérieur du Notariat lors de sa conférence de presse du 28 avril dernier.
Évolution de l'environnement économique
Bonne surprise ! Sur le premier trimestre, la croissance du produit intérieur brut a atteint, en France, 1 %. Suivant Mme Lagarde, "tous les clignotants sont au vert et les moteurs de la croissance sont, pour certains d'entre eux, à leur meilleur niveau depuis trente ans". Sur le front européen, que ce soit pour porter secours à la Grèce ou pour accueillir les immigrés issus des révolutions du Maghreb, les accords peinent à se réaliser entre les membres de l'Union. Au point que la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, tout comme le Royaume-Uni, doutent de l'intérêt d'adhérer à l'Euro.



