Tendance concernant l'activité
En octobre, 68 % des négociateurs observaient une nouvelle baisse du volume des signatures de compromis. Heureusement, la fin de l'année apparaît plus prometteuse. 35 % de nos correspondants anticipent une amélioration de leur activité (ils étaient 28 % deux mois plus tôt). Ainsi, tandis qu'à Grenoble, Mes Gastaldello et Bosher s'appuient sur une rentrée plus importante de mandats, à Lorient, Mes Brisset et Le Touzé ont ressenti de la part de leur clientèle "une envie nouvelle de passer à l'acte d'acquisition dans un marché accessible".
Tendance concernant les prix
Graphiquement, les anticipations sur la baisse des prix des logements se révèlent très proches de celles exprimées lors du déclenchement de la crise des "subprime" à l'automne 2008. La proportion des pessimistes atteint 79 % pour le résidentiel alors qu'elle n'est que de 37 % pour les terrains. Cette tendance à la baisse des prix pourrait être accentuée par le report sur la bourse des valeurs, des investisseurs immobiliers. Les prix évoluant en fonction des revenus, cette baisse devrait surtout concerner les banlieues, le milieu rural et semi-rural. Le cœur des villes, qui concentre les plus hauts revenus, paraît beaucoup moins sensible aux effets de la crise.
Le conseil des notaires
Les conseils prodigués par les notaires impliquent une réflexion à un horizon plus éloigné de l'évolution du marché. Or, incontestablement, ce qui caractérise les réponses à cette nouvelle enquête est l'augmentation très sensible de la proportion des notaires conseillant d'attendre (14 % pour le logement et 12 % pour les terrains) plutôt que vendre ou acheter un bien. Comme s'il s'agissait de retenir son souffle avant un choc à venir. C'est l'indice d'observateurs assez désorientés devant la situation actuelle et qui s'interrogent sur les perspectives de croissance de l'économie française au cours de l'année 2013.
Évolution de l'environnement économique
Après Standard & Poor's il y a dix mois, l'agence Moody's a dégradé le 19 novembre la note de la France en lui retirant son triple A. Les faibles perspectives de croissance, malgré les réformes visant à améliorer la compétitivité, constituent l'élément majeur de leur analyse. Pour les marchés, cette décision était attendue depuis quelques mois et le taux de refinancement des emprunts d'Etat est donc resté stable à 2 %. Mais, compte tenu de l'imbrication des économies européennes, il ne serait pas étonnant que la note allemande soit aussi abaissée d'un cran dans les mois qui viennent.
NDLR : cette tendance a été rédigée le 21 novembre 2012.














