Évolution prévisionnelle des prix
Que ce soit pour les terrains, les commerces ou les logements, une dégradation des prévisions sur l’évolution des prix s’observe à la lecture du graphique n°2.
Mais alors que les opinions demeurent en majorité positive sur les terrains, on passe par un plus bas au niveau des logements. Il faut dire qu’un tiers des participants à notre panel prévoit un tassement des prix et qu’ils ne sont plus que 8% contre 17% fin octobre à demeurer optimistes sur l’évolution des prix.
C’est ainsi que Me F. Bayle à Sisteron confirme son diagnostique en précisant « une forte baisse des demandes et des prix qui commencent à suivre cette tendance, sauf pour les terrains à bâtir »
Le conseil des notaires
Entre octobre et décembre, la répartition de l’éventail des conseils par les notaires s’est fortement modifiée. Les trois quarts des membres de notre panel se prononcent maintenant pour la vente plutôt que l’achat de biens immobiliers. Cette tendance semble d’ailleurs suivie par les détenteurs de biens immobiliers puisque le stock des biens mis en vente s’étoffe, mois après mois. Me Marielle Saussier note ainsi dans l’Indre que « de nombreux biens sont rentrés à la vente depuis quinze jours ». C’est aussi la première fois depuis cinq ans que cette proportion des vendeurs atteint un niveau aussi élevé.
Évolution prévisionnelle de l?activité immobilière des études
Comme chaque année, la période des fêtes de fin d’année n’a pas été favorable à un regain d’activité. Cette faiblesse saisonnière a logiquement été anticipée par nos correspondants lors de la dernière enquête.
Cependant, ils ne sont pas beaucoup plus optimiste pour ce début d’année et ils prévoient un climat particulièrement morose au niveau des transactions immobilières, 48% d’entre eux - contre 26% il y a deux mois - prévoyant une déterioration de leur chiffre d’affaires. En l’étude de Me Quidet et Le Bourdonnec à Chateaudun on craint ainsi que « les vendeurs anticipent toujours une hausse que les acheteurs ne peuvent plus suivre d’où une paralysie du marché ». Pour tempérer cette note très négative, puisque les prévisions à court terme n’ont jamais été aussi pessimistes depuis deux ans, notons sur ce graphique que, dans le passé, cette tendance de début d’année a souvent été contredite par les faits.
Évolution de l?environnement économique
Par rapport au mois d’octobre, le moral des Français s’est très légèrement amélioré. Il en va de même des prévisions faites par l’Insee concernant la croissance du PIB. Elle serait de 1,6% pour 2005 et dépasserait légèrement 2,0% en 2006. En outre, une reprise de l’emploi salarié et de l’emploi aidé ramènerait le taux de chômage à 9,2% accompagnant, par la même occasion, le redressement graduel du pouvoir d’achat des ménages. Et comme le CAC 40 a dépassé les 4.800 points le 3 janvier, niveau qu’il n’avait pas connu depuis septembre 2001, les vœux de bonne et heureuse année 2006 que nous présentons à nos lecteurs, ont quelques chances d’être exaucés.














