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L’évolution de l’immobilier régional est directement liée au nombre de ménages qui s’implantent dans le pays. Chaque nouvel arrivant requiert un logement supplémentaire, même si une seule personne en fait partie. Le nombre de ménages est actuellement de 1,2 millions en Bretagne et légèrement supérieur à 500.000 en Loire-Atlantique. Son accroissement dans les années qui viennent dépend à la fois des migrations régionales – l’Ouest étant devenu aussi attractif que les Pays du Sud – et de la population féminine qui engendre nos enfants. Or, à ce propos, l’Insee-Bretagne a profité du 8 mars décrété journée de la femme pour publier un dossier spécial sur Les Femmes en Bretagne . On y apprend notamment qu’elles y sont plus nombreuses que les hommes (1,6 contre 1,5 million), qu’elles représentent 47% de la population active et 48% des emplois salariés. Comparativement aux autres Françaises, les Bretonnes ont moins recours à l’IVG, sont deux fois moins fréquemment victimes du cancer et leur mortalité est inférieure de 10% à celle du reste du pays. Ajoutons à cela que le département de Loire-Atlantique peut se targuer de faire partie de la région la plus féconde de France: les Pays de Loire, dont le taux de fécondité est voisin de deux. Dans ces conditions, si la femme est l’avenir de l’homme comme le chante Jean Ferrat après Aragon, cela paraît particulièrement vrai pour la femme bretonne et cela ne peut que favoriser le marché immobilier dans les toutes prochaines années
Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que selon un scénario central, le nombre des ménages augmenterait en Bretagne de 15% entre 1999 et 2015. Toutefois, il passerait de 14 000 ménages par an en début de période à moins de 9 000 en 2015. La raison essentielle en est le vieillissement général de la population. Ainsi la proportion des femmes ayant plus de 60 ans augmenterait de 23 à 28 %, celles ayant moins de 40 ans diminuant de 52 à 47 %, au long de ces quinze années. D’après ces statistiques, c’est donc un marché immobilier en perte de vitesse que devrait connaître la Bretagne dans une dizaine d’années.
Dossier d’Octant n° 50, sur la place des femmes en Bretagne
L’activité immobilière en Bretagne et en Loire-Atlantique pour les deux mois à venir semble avoir trouvé quelques motifs d’amélioration. C’est du moins ce que laisse augurer la lecture du graphique n°1. La part des négociateurs qui penchent pour une reprise augmente sensiblement, de 5% à 15% par rapport au mois de Décembre, alors que celle des tenants de la baisse du volume des transactions diminue de 63% à 52%.
Ce regain d’optimisme se retrouve aussi dans les Études où 23% des notaires contre 12% deux mois plus tôt anticipent une hausse de leur activité. Un regain de vigueur au premier trimestre avec une tendance à la consolidation du marché prévoit ainsi Me ARENS dans le Morbihan.
Mais le sentiment partagé majoritairement est que le marché est difficile. Au service négociation de Me LAMOTTE à Rennes on constate notamment « une nouvelle baisse de l'activité sur janvier et février 2007 ; la durée des biens à la vente a doublé (6mois), même si la tendance est baissière, les vendeurs restent encore trop fermes à l'instar des acquéreurs dans leurs offres».
Par rapport à notre première enquête réalisée fin octobre, les opinions sur l’évolution à court terme des prix du logement ont peu évolué. Nos correspondants demeurent toujours et majoritairement baissiers, même s’ils constatent que pour le moment, c’est surtout la difficulté de concilier les prix des uns et des autres qui retardent les transactions. « Les prix fixés par les vendeurs sont actuellement trop élevés et trouvent difficilement acheteurs ; ils sont obligés au bout de quelques mois de revoir les prix à la baisse » observe t-on chez Me MARCHAND à Machecoul.
Au niveau des terrains, l’opinion sur la poursuite de la hausse se généralise. 42% de nos correspondants contre 29% il y a deux mois sont optimistes quant à l’évolution de ce marché, 32% considèrent qu’il devrait rester stable et 21% que les prix devraient commencer à décrocher.
Cette enquête fait état de résultats beaucoup plus tranché que lors des précédentes. 80 % des participants à notre panel considèrent maintenant qu’il n’y a pas lieu d’hésiter lorsqu’un acquéreur est porteur d’un projet immobilier : il doit commencer par vendre sa résidence avant d’en acquérir une autre.
Pour les terrains, on revient à un équilibre plus conforme aux prévisions d’évolution des prix à court terme. Un peu plus des deux tiers des recommandations concernent l’achat, ce qui signifie que ce sont encore les propriétaires de terrains à construire qui ont le beau rôle, car c’est un bien qui a une tendance naturelle à se raréfier. Mais comme les stocks de logements neufs mis sur le marché commencent à être importants, il se pourrait que les particuliers qui recherchent ces terrains pour y construire leurs maisons cèdent finalement aux tentations des promoteurs et se détournent du marché du foncier.
Sur le plan international, les bourses de valeur, après une semaine noire due à la contre performance de la bourse chinoise, amorcent un timide redressement. Mais les investisseurs quelques peu échaudés continuent à s’interroger sur la poursuite de la croissance américaine et mondiale et s’inquiètent de la baisse persistante du marché immobilier américain. Or, comme les marchés sont de plus en plus interconnectés, ils craignent que cette crise immobilière ne se déplace sur l’Europe.
Mais ce qui préoccupe beaucoup plus les Bretons, cela jusqu’à la fin du mois, c’est le procès sur le naufrage de l’Erica qui souilla en 1999 plus de 400 Kms de Côtes avec sa cargaison de fioul lourd. Un grand absent à ce procès celui du capitaine resté en Inde malgré un mandat d’arrêt international.
Quant aux élections présidentielles, on retiendra que, fait sans précédent, cinq femmes briguent actuellement la plus haute charge de la Nation. Et sur le plan cinématographique, c’est aussi la vie d’une femme, « La Môme » qui est en tête du box-office français depuis trois semaines. Aussi qu’elle soit bretonne ou non, on ne peut que se réjouir de la place de plus en plus active que la femme prend dans la vie économique politique et culturelle.









